Ah la quête du bonheur… Vaste sujet !
Dans cet épisode, je te propose ma définition du bonheur, qu’est-ce que c’est exactement et surtout comment ça fonctionne. Il faut dire que la réponse à cette dernière question a complètement chamboulé ma façon de voir les choses. Mais dans le bon sens ! 

Et toi, quelle est ta définition du bonheur ?

A voir aussi :

Plus fort la vie – Philippe Croizon
Comment être heureux et le rester – Sonja Lyubomirsky

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Photo par – fr.freepik.com


Aussi gentillet que cela puisse paraître, on a tous un but : être heureux. Beaucoup se disent alors en « quête de bonheur ». « En quête de », c’est rechercher quelque chose. Personnellement, je ne pense pas que le bonheur se cherche quelque part. Il se fabrique ! 

La quête du bonheur, un leurre !

Je crois qu’on a déjà toutes goûté à ces périodes où nous sommes en attente de concrétiser un projet ou un objectif. Où on se dit que le simple fait d’y parvenir conditionnerait notre bonheur et nous propulserait dans un état de légèreté et de soulagement intense. 

« Je pourrai souffler le jour où j’obtiendrais enfin la promotion que je mérite »

« Je serai complètement comblée une fois que j’aurais rencontré quelqu’un »

« Je serai heureuse une fois que j’aurais déménagé dans le Sud ». 

Malheureusement, une fois le but atteint, notre état de quiétude ne dure jamais bien longtemps. Des nouvelles problématiques apparaissent et nous revoilà à nous fixer de nouveaux objectifs conditionneurs de bonheur ! 

« J’ai beaucoup trop de travail, je n’en peux plus !  Ça ira mieux quand j’aurai un assistant »

« La vie à deux c’est bien, mais j’ai besoin d’engagement, je veux me marier ! »

« Je me sentirai bien chez moi une fois que les travaux du salon seront terminés »

Et ainsi de suite…

Ça à été mon cas quand j’ai emménagé à Strasbourg il y a quelques années. Un F1 de 30m2 bien situé, que j’avais pris soin de décorer à mon goût. C’était mon tout premier appartement et je m’y sentais vraiment bien.

Puis, assez rapidement, je me suis sentie à l’étroit. Je manquais de place pour ranger mes affaires et dormir dans la pièce à vivre ne me convenait plus. J’avais envie d’une chambre à part, une vraie ! Une pièce que j’aurais pu fermer et qui pouvait se payer le luxe d’être en désordre sans que mes invités en profitent. D’ailleurs, je complexais un peu de vivre comme une étudiante, mais je n’avais financièrement pas le choix. Ma quête du bonheur à l’époque c’était ça. Pouvoir me payer un 2 pièces. C’était devenu une obsession et rares ne sont pas les fois où je déprimais en parcourant les annonces du BonCoin.

Il y a quelques années, j’ai déménagé dans un apparemment deux fois plus grand. Autant dire que c’était le bonheur ultime ! Il répondait à tous mes critères. Je pouvais enfin respirer et avoir non seulement une chambre, mais aussi un bureau, et une vraie cuisine. Bien que j’avais gagné en confort, ce bonheur n’a pas duré non plus.

Assez rapidement, et pour diverses raisons, je ne me suis pas sentie bien dans ce nouvel environnement. J’en venais même à regretter mon petit nid de 30m2 c’est dire… Je n’avais qu’une seule idée en tête : partir le plus vite possible ! Une envie qui était au cœur de mes préoccupations et qui, je pensais, conditionnerait mon bonheur futur, jusqu’à ce que je comprenne ce qui va suivre…

 

La quête du « toujours plus » !

Alors pourquoi on court constamment après quelque chose parfois de façon viscérale, sans s’arrêter deux minutes pour savourer ce que nous avons déjà ? Au lieu de ça, on en veut toujours plus !

Loin de moi l’idée de jeter la pierre à qui que ce soit, c’est normal, d’ailleurs, il y a une raison scientifique qui explique ces schémas répétitifs. On appelle ça le phénomène hédonique.

C’est la capacité que nous avons à nous adapter très rapidement à des circonstances. On l’explique par deux facteurs :

  • L’attrait de la nouveauté qui n’est que passagère. Très vite, on trouve la situation normale, et acquise (rapidement, je me sentais à l’étroit dans mon F1. Plus tard, je trouvais encore des inconvénients à mon 3 pièces, oubliant complètement que les désagréments que j’avais à vivre dans plus petit avaient été solutionnés).
  • La place de notre égo. Lié à cette tendance que nous avons de nous comparer aux autres et donc en vouloir toujours plus pour « leur arriver à la cheville ». (je complexais de « vivre comme un étudiante », et une fois dans le 3 pièces, je regrettais de ne pas avoir de vue dégagée sur la ville comme certains de mes amis).

Le « vrai » problème dans l’histoire, c’est que nous avons tendance à focaliser notre bien-être sur les circonstances extérieures. Ce qui, tu l’auras compris, n’est pas forcément un bon plan quand on sait que la joie que nous ressentons face à leurs changements n’est qu’éphémère.

Mais laisse-moi enfoncer le clou encore un peu…

Le bonheur, c’est dans la tête !

Quand j’ai pris connaissance des travaux de Sonja Lyubomirsky sur le bonheur. je me suis prise une sacrée claque qui s’est soldée par une grosse remise en question.

Elle explique que nous avons tous un « capital bonheur » repartit comme suit :

  • 50% de capital de départ qui est purement génétique. Il est déterminé par la longueur du gène 5HTT capable de secréter de la sérotonine (la fameuse hormone du bonheur).
  • 10% liés aux circonstances et à nos conditions de vie
  • 40% liés à notre investissement personnel, notre comportement et notre façon de penser. 

C’est pas une super nouvelle ça ? Savoir que finalement, 40% de notre capital bonheur ne dépend que de notre état d’esprit et qu’on n’a pas besoin d’attendre qu’une situation se débloque pour commencer à être heureuse ?

D’où le titre de ce billet. La quête du bonheur n’existe pas. Il ne se cherche pas, Il se fabrique. C’est dans la tête. Alors bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il faut laisser les circonstances de côté et tirer un trait sur nos ambitions. On peut chercher à les améliorer, à les façonner à notre guise, mais le simple fait de constater que tout ne repose pas là-dessus enlève pas mal de pression je trouve.

Honnêtement, j’ai toujours envie de déménager de ce fichu apparemment. Mais je ne me dis plus que c’est LA solution qui fera entrer le bonheur dans ma vie. Je n’en fait plus une fixette. Si je ne suis pas heureuse dans cet appartement aujourd’hui, il y a de fortes chances que je ne le sois pas non plus dans le prochain. Même s’il possède une vue dégagée sur le tout Strasbourg ! Je trouverai toujours autre chose pour entretenir mon éternelle insatisfaction !

 

Comment être heureux ?

Alors concrètement, on fait comment pour contrer cette mauvaise habitude qui est de tout miser sur les circonstances ? Sur l’Avoir ? Le savoir est une chose, l’appliquer en est une autre (comme tout concept en développement personnel soit-dit en passant).

Tu l’auras compris, on se focalisera donc sur ces 40% qu’il ne tient qu’à nous de travailler pour fabriquer notre propre bonheur. Et pour y parvenir, l’une des clés réside dans le fait de redéfinir notre conception du bonheur. Voir notre propre « quête du bonheur » si vraiment on veut rester attacher à ces termes (allez, après tout !).

La mienne serait de dire qu’elle est intimement lié aux fait de ressentir de la joie, le contentement, un bien-être véritable, d’éprouver de la quiétude, de la sérénité, et d’une façon plus globale de ressentir profondément que la vie vaut la peine d’être vécue et qu’elle a un sens. Un panel d’émotions et de pensées qui n’a finalement rien à voir avec des biens matériels. Seulement Être.

Il existe plein d’exercices pratiques pour contrer cette adaptation hédonique. Leur objectif commun restera toujours le même : Eprouver une sincère reconnaissance envers ce que nous avons déjà en notre possession. Ainsi, la joie n’est plus éphémère, mais constante. Parmi les plus connues, il y la pratique de la gratitude.

C’est un gros chantier, je ne te le cache pas. Mais si j’ai réussi à mettre à profit mes 40% d’investissement personnel face à mes 50% de facteurs héréditaires bien (bien) pessimistes, crois-moi, il n’y a pas de raison que tu n’y parviennes pas non plus ! Bien que sceptique à la base, j’ai appris qu’on pouvait bel et bien contrôler nos pensées et nos émotions. C’est la clé de tout.

Ce sont ces outils que je compte bien distiller au fil de mes prochains billets !

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