As-tu peur de tenir un journal d’introspection ?

Suite à l’épisode 06 , j’ai reçu quelques messages de personnes me disant qu’elles n’osaient pas se lancer dans cette pratique malgré l’envie.

En échangeant, je me suis rendue compte que deux blocages émergeaient :

  • la peur d’être lu
  • la peur d’écrire et de faire ressortir des choses inconfortables

Se lancer dans l’écriture introspective avec ces appréhensions nous pousse automatiquement (et inconsciemment) à nous censurer et donc, à faire ce que je qualifie de « travail de surface ».

C’est dommage puisque le but de l’écriture introspective est tout l’inverse :)

Dans cet épisode, je te partage quelques conseils qui je l’espère t’aideront à passer outre ces peurs et faire un réel travail sur toi ! 

Rejoindre L’Escapade Créative 

Et recevoir 3 exercices créatifs pour aller à la rencontre de soi en guise de cadeau de bienvenue

S’abonner à Créer sa Vie Mail

Pour recevoir les versions écrites des épisodes du podcast directement dans ta boite mail ! 

Me rejoindre sur les réseaux sociaux

Facebook
Instagram

Soutenir le podcast

En laissant le plein d’étoiles et de commentaires sur Itunes (un grand merci !)

Ne rater aucun épisode du podcast

En s’abonnant sur Itunes, Google Podcast, Spotify, SoundcloudYoutube ou toute autre agrégateur de podcast

Suite à l’épisode 06, j’ai reçu quelques messages de personnes me disant qu’elles avaient peur de tenir un journal d’introspection malgré l’envie.

En échangeant, je me suis rendue compte que deux blocages émergeaient :

  • la peur d’être lu
  • la peur d’écrire et de faire ressortir des choses inconfortables

 

Se lancer dans l’écriture introspective avec ces appréhensions nous pousse automatiquement (et inconsciemment) à nous censurer et donc, à faire ce que je qualifie de « travail de surface ».

On survole sans s’attarder sur l’essentiel et ce sur quoi il serait vraiment important de travailler. 

C’est dommage puisque le but de l’écriture introspective est tout l’inverse :)

Je vais donc tâcher de te distiller ici quelques conseils qui je l’espère t’aideront à passer outre ces peurs et faire un réel travail sur toi.

 

La peur d’être lu

La peur de tenir un journal d’introspection peut indirectement venir d’une appréhension d’être lu. 

Que quelqu’un porte atteinte à notre liberté d’intimité.

Si étant ado, tes parents, tes frères ou tes soeurs se sont permis à un moment donné de venir fouiner dans ton journal intime, je comprends qu’il y ait de quoi faire un blocage !

Elle peut être liée aussi à une peur de blesser quelqu’un. 

Parfois, il peut nous arriver de nous défouler littéralement sur nos proches. Aucune culpabilité à avoir, un journal, c’est aussi fait pour ça !  Déverser notre colère, notre tristesse, nos déceptions…

Cependant, l’idée même que la personne concernée puisse prendre connaissance de nos sentiments négatifs à son égard de cette manière serait juste, catastrophique…

Soit parce que nous n’avons pas encore eu le courage de lui dire ce que nous avons sur le coeur en face à face… 

Soit parce qu’entre temps, la pression est retombée et que ces émotions que nous avions posées sur le papier ne sont déjà plus d’actualité et ne reflètent pas ce que nous éprouvons pour elle.
Ça nous a fait du bien sur le moment, mais voilà, c’est passé ! 

Voici quelques suggestions qui je l’espère pourront t’aider à apaiser ces craintes :

  • Prévenir les personnes avec qui tu vis que tu te lances dans l’écriture introspective, en leur expliquant que c’est une démarche personnelle qui demande à ce qu’on ton intimité soit respectée. 
  • Si tu préfères garder cette démarche pour toi en revanche, la seule solution est de : cacher ton journal !
    Par mesure de sécurité, je te suggère de coller un mot sur la couverture ou la première page, du type : « ceci est un journal personnel, merci de ne pas le lire ». Ça permettra d’indiquer à la personne qui tombera dessus par inadvertance de quoi il s’agit, avant qu’elle ne l’ouvre par simple curiosité et qu’il ne soit trop tard ! 
  • Tu peux également sécuriser tes écrits à l’aide d’un système qui ferme à clé (tiroir, placard, boite). Tu  aussi peux opter pour le bon vieux journal doté d’un cadenas, oui, retour aux sources ! 
    Si tu écris ton journal sur un support informatique, je t’invite à mettre un mot de passe et ranger le fichier dans des sous dossiers improbables où personne n’auraient l’idée de chercher.
  • Rendre certains passages de ton journal illisibles.
    Tu peux par exemple utiliser l’écriture tricotée que toi seule sera en capacité de relire. Pour les autres, il ne s’agira que d’un charabia incompréhensible !
    Utiliser un « code secret » aussi, en revissant l’alphabet à l’aide de symboles, en mélangeant des lettres et des chiffres, vois ce que ta créativité t’inspire !
  • Ne pas conserver tes écrits ou en retirer quelques passages. Technique radicale !
    On me demande souvent s’il est nécessaire de garder ses journaux. Il n’y a pas de réponse toute faite. Certaines personnes préfèrent s’en séparer, d’autres les conserver pour y revenir plus tard… Tout dépend la démarche dans laquelle tu te trouves. 

 

La peur d’écrire sur soi

Il peut arriver que nous ayons peur de tenir un journal d’introspection pour ce qu’il pourrait nous révéler sur nous. Cette peur est bien souvent inconsciente ! 

Une appréhension assez paradoxale d’ailleurs puisque lorsque l’on se lance dans cette activité, c’est en principe pour aller au fond des choses, se remettre en question, prendre de la hauteur, apprendre à mieux se connaître, trouver le sens de sa vie et accéder à ce qu’on a réellement au fond du ventre ! 

Cette peur est liée à notre instinct de survie dont le but est de nous protéger.

Or, tenir un journal d’introspection nous demande de sortir de notre zone de connaissance. Parfois ça chamboule, c’est inconfortable, c’est malaisant…

Clair qu’il est beaucoup plus facile de s’attarder sur « les choses à la con » plutôt que sur le « vrai noeud du problème ».

J’ai fait ça pendant des années. Ecrire sur les petits tracas du quotidien plutôt que sur mes réelles souffrances.
Je m’en suis aperçue avec le recul, en relisant mes anciens journaux il y a quelques mois.
Même si écrire me faisait du bien à cette époque, je me voilais la face et n’exploitais pas tout le potentiel de l’écriture introspective. J’écrivais pour me faire du bien sur l’instant, mais cela ne me servait pas à avancer par la suite. 

Sortir les fantômes du placard en étant honnête avec toi-même est le meilleur cadeau que tu puisses te faire.
Ceux qui t’empêchent réellement d’avancer dans ta vie, de passer à l’action. 

L’écriture introspective n’est pas anodine. Oui ça peut soulever des interrogations, des remises en question quitte à parfois avoir des prises de conscience qui ne vont pas forcément dans le sens qu’on avait prévu….

Mais c’est une bonne chose et il faut en passer par là pour accéder à nos réelles aspirations et créer une vie en harmonie avec qui nous sommes. C’est le coeur même de l’écriture introspective. Accéder à notre nature profonde. 

Peut-être qu’il y a des domaines plus précis que tu n’as vraiment pas envie d’exploiter et qui te font peur.

Si ces sujets que tu évites d’aborder ne te limitent pas dans ta vie quotidienne, un seul conseil, laisse-toi du temps. Ne te force pas. Fais-toi confiance. Si tu pratiques une bonne écriture spontanée, ça finira par sortir au moment où tu t’y attendras le moins.

Et c’est ok. 

Dimanche prochain dans l’Escapade Créative, je te partagerai un outil qui te permettra de passer outre cette peur de ce que pourrait te révéler l’écriture.

Si tu souhaites le recevoir, je t’invite à me laisse ton adresse mail avant Dimanche

Quoi qu’il en soit, laisse-toi du temps. Ecrire sur soi s’apprend et s’apprivoise au fil du temps. 
On n’est pas aux pièces ! 
Plus tu pratiqueras, plus ça sortira naturellement :)

J’espère sincèrement que ces quelques conseils t’auront aidé et que tu réussiras à surmonter ta peur de tenir un journal d’introspection. 

Peut-être as-tu d’autres appréhensions que celles d’être lue et d’écrire.
SI c’est le cas, n’hésite pas à m’écrire pour me le faire savoir, je serais ravie d’échanger avec toi ! 

Écrire c’est une façon de parler sans être interrompu

Jules Renard

A bientôt !

Image : Freepik

Pin It on Pinterest